Schumann et Brahms ont osé, peu après Mendelssohn, ajouter leur pierre à l’édification romantique d’un nouvel « art de la fugue ». Pianistes de formation, ils ont su insuffler à l’orgue une poésie inédite, sans rien abdiquer pourtant du style « ernst » (sérieux) de Bach dont ils se revendiquaient les héritiers conscients. Vivifié par la lecture des fugues du Cantor, Schumann a érigé Six Fugues sur le nom de Bach d’un art consommé. A l’heure de la mort de Schumann, le jeune Brahms lui a rendu un émouvant hommage organistique tout en puisant dans l’héritage nord-allemand des préludes et fugues et du stylus phantasticus dont, en digne Hambourgeois, il était l’héritier. Le résultat est saisissant. Et Pierre Farago, digne disciple d’André Isoir a relevé avec un rare bonheur ce « défi romantique ».
Un remarquable livret de musicologie de 28 pages signé Brigitte François-Sappey (Docteur ès Lettres, professeur de Culture musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris).
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